Figostage sculpture avec Christian Hardy

Les 7 et 8 décembre 2013, Jérémie Bonamant Teboul organisait un figostage sculpture à Lyon, animé par Christian Hardy.

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Le fil conducteur de ce stage d’initiation était de transformer la base anatomique proposée en guerrière barbare à la classe d’armure exceptionnelle, afin de découvrir par la pratique les pâtes et les outils.

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Pour commencer à habiller notre figurine, nous lui avons sculpté une botte en Fimo. Il n’est, à l’évidence, pas immédiat de déterminer la quantité idéale de pâte à utiliser pour modeler la forme voulue. Sur la pâte enroulée autour de la jambe, le pinceau-gomme nous permet de marquer des plis réalistes évoquant un cuir plus un moins souple. Petit à petit, la botte prend forme. La mise en place du lacet est l’occasion de travailler un morceau de pâte véritablement minuscule.

La deuxième étape était de doter notre barbare d’une arme. Christian a préparé une plaque de Milliput d’environ 5 mm d’épaisseur dont il a ensuite distribué un bout à chaque stagiaire. Un premier séchage de 45 minutes a permis à la pâte de gagner en rigidité et de moins adhérer au scalpel. La forme générale de l’arme est ensuite découpée dans le morceau de pâte. J’ai opté pour une hache simple. Plusieurs heures plus tard, une fois le Milliput totalement sec, l’arme est reprise au scalpel avec l’intention d’obtenir une lame fine et un tranchant net.

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Pour finir, nous avons sculpté une cape. Des arceaux en fil de fer sont plantés au préalable dans le support en liège sur lequel la figurine est fixée. La forme générale de la cape, simple trapèze taillé dans une feuille de Milliput, est collée à la cyanolite aux épaules de la figurine. Les arceaux sont mis en forme de telle sorte que la cape, en se reposant dessus, donne l’impression que le vent s’engouffre à l’intérieur. L’habillage de la cape avec la Fimo démarre une fois le Milliput sec : d’un côté, des boudins façonnés pour imiter une fourrure, de l’autre une fine épaisseur travaillée à l’aiguille et au White Spirit pour représenter la peau.

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J’ai beaucoup appris au contact de Christian et sors enchanté de mon stage. Le modelage avec la Fimo me convient tout à fait : c’est une pâte qui peut se travailler tant qu’elle n’a pas été cuite. Pour moi qui n’aime pas œuvrer en temps limité c’est un confort capital. Toutefois la maîtrise de ce matériau n’est pas immédiate. Comme pour toutes les pâtes, la quantité nécessaire est difficile à doser. Trop peu, et il faudra faire un raccord. Trop, et enlever le surplus risque de déformer la masse sculptée. Après ça, il faut arriver à tenir la figurine couverte de Fimo pas encore sèche, sans coller ses doigts n’importe où et ruiner le travail. Par exemple, j’ai dû complètement re-sculpter ma botte… Je vais avoir besoin d’entrainement.

Merci beaucoup à Christian et Jérémie pour ce super stage, ainsi qu’à Trollune pour l’hébergement.

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